Bennett et Mortimer, au Maroc

Jennings and DarbishireAprès avoir ouvert ses cadeaux d’anniversaire, Bennett a eu la surprise d’avoir un appareil photo et une mini imprimerie. Avec son ami intime Mortimer, tous les deux ont décidé de créer leur propre journal avec Bennett comme rédacteur en chef. Est-ce le futur Rachid Nini ? On ne sait pas encore, mais suivant les dans leurs aventures !

Sachant dès le début qu’il ne cédera pas à l’honneur d’être un rédacteur en chef, Bennett proposa quand même une petite élection genre faire de la démocratie à petite échelle, une démocratie théâtrale, comme celle du Maroc ? Nous ne saurons prêcher.

  Les yeux de Mortimer brillèrent derrière ses lunettes. Quel bonheur, s’il pouvait être rédacteur en chef, lui, Mortimer !

 » Tu es chic, reconnut-il. Seulement, nous ne pouvons pas voter pour nous-mêmes : papa dit toujours que l’on ne doit jamais chanter ses propres louanges.

– Eh bien, je chanterai les tiennes pendant que tu chanteras les miennes. Tiens, voilà un bout de papier pour écrire ton vote dessus. « 

Néanmoins, la cause Amazigh vit ses début dans le nord, pas le Rif voyons, mais chez les British où on ne sait pas différencier les indigènes des habitants, ni comment la culture Gnaouis et l’Arabe ont fait coucou à la terre du soleil couchant, le Maroc. S’y suit :

 » Sensationnel, Bennett ! Archiultrasuper ! Vôs avez lé bon idée ! Tu vois, je parle déjà mieux français, parceque j’ai bavardé cinq minutes avec des indigènes.
– Ces pêcheurs n’étaient pas des indigènes, c’étaient des Français, corrigea Bennett. Les indigènes ne parlent pas français. Ils disent des choses comme wallah-wallah ou m’bongo-m’bongo.
– Tu parles d’Africains. Nos indigènes à nous étaient des indigènes de France : donc, ils parlaient français. Tout le monde est un indigène de quelque part. Même nous.
– Moi, non. Je ne parle pas français.
– Mais, tu n’as pas à parler français. Tu comprends… « 

Ah ben ça alors, ils ont résumé avec justesse la problématique de la langue française et le peuple Maroc. Cette langue du colonisateur, que seuls quelques curieux maîtrisaient pleinement. Par contre, les indigènes (ben oui) Marocain ne connaissaient que ce que Mortimer pouvaient murmurer à son ami imaginaire -Bonne djôr médame et mésio..-

 

 » Ce  n’étaient pas de vrais indigènes, m’sieur. C’étaient des étrangers, mais comme je connaissais assez bien leur dialecte, j’ai pu bavarder avec eux.  »
Devant tant d’outrecuidance, Bennett n’y tint pas :
 » Mortimer est en train de se vanter, m’sieur. On ne comprenait rien du tout à ce qu’il leur disait, m’sieur.
– C’est Bennett qui ne comprenait pas, parceque le français et lui, çà fait deux, m’sieur ! protesta Mortimer.
– Et les Français, eux, comprenaient-ils ? demanda M. Carter.
– Eh bien… oui et non, m’sieur, expliqua Mortimer. Ils disaient très vite des tas de choses qui ne sont pas dans la grammaire. Dans le fond, je crois qu’ils ne parlent pas très bien le français, m’sieur. « 

Chacun voulant faire son show-off, le débat n’est plus fructueux.

Ah, ta7ramiyat ! Non pas seulement nous les Marocains, du coup même les enfants anglais font des espiègleries, ou du moins ce que pensait M. Wilkonson à propos de Bennett et Mortimer. Cependant, Mortimer qui parait comme un needy à chaque fois devant la porte de Wilkie, ça fait tâche !

 »   – Si seulement nous avions été plus prudents ! gémit Mortimer. Écoute, restons calmes et analysons la situation. Papa dit toujours qu’Horace donne d’excellents conseils sur l’attitude à conserver dans l’adversité.
– Horace, remarqua Bennett, ferait mieux de donner d’excellents conseils sur la façon d’extraire des trucs qui se trouvent coincés dans les cheminées. Et toi, tu ferais mieux de garder pour toi les amorphismes de monsieur ton père. Nous avons déjà suffisamment d’ennuis comme ça ! « 

Bennett et Mortimer, à Salé >>

Lecturophilie ou l’envie de lire

Ayant eu l’envie soudaine de lire quelque chose à la fin de cet été, une envie de début de conscience adulte pour ce qui est de l’art et de la littérature en général sachant que tout ce que j’avais lis avant n’était que des romans obligés par l’école.

Je crois que cette envie vient en fait du fait que j’avais une camarade de classe assez cultivée et qui avait de la passion pour la lecture, donc comme l’amitié est contagieuse, j’ai pris le fléau du syndrome de la lecture. À ce point, j’avais bien des romans dont khalti Khadija me l’avaient acheté quand j’étais petit maintenant cachés au fin fond de mon bureau dont je ne me souvenais plus,  mais je me contentais seulement d’une lecture rapide en parcourant différents textes et articles sur Internet ce qui n’est pas amusant dans son total.

L’été, le ramadan et no-life style life donnaient que mes jours trouvèrent que les nuits blanches étaient un besoin vital pour mon épanouissement virtuel éphémère.. Donc, aujourd’hui après l’adhan du Fajr et après bien entendu l’envie de lire, j’ai ouvert le tiroir supérieure de mon bureau en trouvant des livres poussiéreux pour enfants de la maternelle  (les miens) dont j’ai senti l’odeur qui m’a donné un petit mal aux poumons, esquivant donc j’ai ouvert le deuxième tiroir trouvant deux romans de poche d’Anthony Buckeridge parlant d’un jeune enfant, Bennett et son ami intime Mortimer. Deux titres, Bennett et Mortimer et Bennet prend le train dont j’ai choisi la première œuvre à feuilleté pour m’initier à cette aventure justement pour au moins avoir lu quelque chose pendant mes vacances.

Je ne sais pas si je vais commenter  le roman après lecture à ma guise, cependant cette lecture même dépendra de mon humeur et mon envie de lire, l’gana diali. En tout cas, je ne sais toujours pas où à Rabat se trouve la librairie –الألفية الثالثة– la 3ème Millénaire, question de chercher s’il y a de quoi s’attacher comme lecture.

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